Formatrice, Coach et Psychopraticienne certifiée

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Pour humaniser la communication entre individus

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Communication interpersonnelle

Nos besoins existentiels fondamentaux

Il ne s’agit pas de décrire ici des besoins fondamentaux déjà définis par Abraham Maslow, par Epicure ou encore Virginia Henderson, mais ceux que je définis comme étant des besoins à satisfaire pour avoir le sentiment d’exister :

Besoin de ressentir sa valeur, de ressentir l'estime de soi

Besoin de recevoir de l’attention

Besoin de se sentir considéré / estimé / respecté

Besoin de se sentir de se sentir intégré, à sa place (dans sa famille, dans un groupe, au travail)

Besoin de reconnaissance / de valorisation de ses réalisations / de se sentir utile

Besoin de se sentir compris sans jugement

Besoin de se sentir exister à travers le regard des autres

Besoin de se sentir aimé

Besoin de ressentir le bonheur d’être vu dans le regard de l’autre

Nous pensons trop souvent que nos besoins doivent être satisfaits par les autres, c'est certes vrai, mais ils doivent aussi et surtout être satisfaits par soi-même envers soi-même. Par exemple, si un individu n'a pas d'estime pour lui-même, il ne sera pas en mesure de la recevoir des autres. Il ressentira alors une gêne chaque fois qu'il recevra un compliment ou un cadeau. En fait, celui qui ne s'aime pas ne comprendra pas qu'il puisse être aimé, ni recevoir de l'attention ou de la considération des autres: "Ce moi n'a pas de valeur, il ne mérite pas l'attention des autres, ni d'être aimé. Il ne mérite donc pas de recevoir un compliment ou un cadeau". La gêne vient du sentiment de décalage entre la valeur que l'on s'accorde et celle qui nous est accordée par les autres.

Ces besoins existentiels sont fondamentaux car ils sont essentiels à notre équilibre physique et psychique. Exactement comme pour les carences nutritionnelles, toute carence de nos besoins existentiels entraine un déséquilibre, dont les conséquences peuvent être très graves...

Nos besoins existentiels sont violentés quotidiennement que ce soit au niveau individuel, familial ou professionnel. Il sont aussi violentés au niveau du fonctionnement global de notre société. Inconscients de l'importance de ces besoins nous déplorons un mal-être qui se généralise en constatant l'augmentation des cas de déprime, de suicides, d'alcoolisme et autres symptômes de déséquilibres suite à la dévalorisation de nous-même et des autres qui génère des états émotionnels qui nous empoisonnent.

L'origine du bien être et du mal-être

Heureusement, la vie est magnifiquement conçue. Elle nous lance constamment des messages d'appels à l'équilibre. Mais pour l'entendre, il faut comprendre comment s'instaure le déséquilibre afin de comprendre comment s'instaure l'équilibre.

A chaque instant de notre vie, nous sommes un être unique! En ce sens que, celui que nous étions à l'âge de 3 mois n’est pas celui que nous étions à 10 ans, 34 ans, ni celui que nous sommes à présent. Tous ceux que nous avons été à chaque instant de notre vie constituent celui que nous sommes dans notre présent. Chacun de celui que nous avons été est une part de soi qui est en soi, mais dans notre présent nous ne sommes pas uniquement cette part qui a été.

Imaginez un puzzle composé des parts de soi. Chaque pièce de ce puzzle constitue l'ensemble qui nous sommes dans notre présent. Quand chacune des parts a été nourrie par nos besoins existentiels, elles sont alors intégrées à l'ensemble de Soi, elles sont unies en soi. Imaginez que lorsqu'elles ressentent de la valorisation, elles s'illuminent. Alors que les parts de soi qui n'ont pas été comprises, ni valorisées restent dans l'ombre, en attente d'une attention leur soit accordée pour les éclairer. 

Plus le puzzle est lumineux dans son ensemble, plus l’être rayonne la santé mentale et physique. L'individu éprouve alors de l'estime de lui-même, tout en étant dans la considération de l'autre. Il s'accorde de la valeur et en accorde autant (ni plus, ni moins) aux autres. Notre déséquilibre psychique est causé par les parts de soi restées dans l'obscurité. Plus l'ensemble du puzzle est sombre, plus l'être est déséquilibré (malade).

Ce n'est pas l'évènement qui nous déstabilise, ce n’est pas ce qui s’est passé qui est la cause de nos souffrances, mais ce que nous avons fait de nos ressentis au moment de l'évènement. C'est la non-reconnaissance, la non valorisation du ressenti de celui que l’on était au moment de l’évènement qui nous perturbe. Cette part de soi restée à part par manque de considération quand le ressenti a été nié, refoulé, rejeté, contrôlé, maîtrisé, combattu, jugé, etc. Toute tentative d'éloignement de soi nous est néfaste et pourtant elle est fréquente : "Allez, sois fort!" "N'y pense plus!", "Mais c'est horrible ce qui t'est arrivé!" "Tu devrais faire ci ou ça!". Nos besoins existentiels restent inassouvis car personne ne porte attention sur celui qu'il était au moment de l'évènement.

La pertinence des symptômes

Chacune de nos parts restées dans l'ombre cherche à émerger à la lumière de notre conscience en appelant notre attention car c’est insupportable pour elles de ne pas se sentir exister (d'où parfois un sentiment de manque, le manque de parts de soi!)

L'inconfort est le meilleur moyen d'interpeler notre attention : Si vous avez un caillou dans la chaussure, l’inconfort qu’il va générer va vous obliger à mettre votre attention sur votre pied pour que vous enleviez le caillou. Si vous ne réagissez pas, la douleur va s'intensifier. Notre psyché fonctionne de la même manière. Le symptôme, généré par les nombreuses formes de mal-être (honte, agressivité, anxiété, stress, tristesse, déprime, etc) est le lien qui nous pousse à nous mettre en contact avec les parts de soi en attente d’attention, de reconnaissance, de compréhension suite à un vécu douloureux. Tout ce qui nous dérange, tout ce que nous ne pouvons pas supporter, tout ce qui n'est pas l'expression de l'épanouissement est l’appel d’une part de soi qui cherche à être entendue et reconnue à sa juste valeur.

"Comment as-tu vécu cela?" en validant à quel point ça a pu être douloureux de vivre cet évènement. Dès que l’attention lui est accordée, la valeur de son ressenti exprimé, la part de soi se sent enfin exister. Une nouvelle part de soi vient de s’éclairer, le symptôme disparait puisqu'il n'existait que pour nous permettre d'orienter notre attention là où elle était nécessaire…Ce qui provoque instantanément un sentiment de bien-être, de légèreté, d’apaisement, de joie, etc.

C’est grâce à la qualité de la communication que nous pouvons satisfaire nos besoins existentiels fondamentaux. L’écoute de soi, la valorisation de soi permet autant de rétablir des déséquilibres liés au passé que des vécus difficiles dans notre présent.

Catherine Sarrade, octobre 2011

 

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